21.04.2011
Un geste pour un sourire
Bonjour à tous,
Voila le temps pour moi est arrivé de rentrer au Pays et de faire cette oeuvre que je tiens tant à coeur depuis bien longtemps. Pour retrouver ce Pays est avant tout quelque chose de merveilleux, retrouver ses racines, ses sources, sa culture etc...
Madagascar un pays que j'ai quitté dans ma jeunesse et me voila quelques années plus tard de retour, bien des choses ont changé, tant de chose à dire et tant de chose à faire. Un travail énorme m'attend avec ces Enfants des Rues, mais pour moi donné de son temps pour les autres et quelques choses de formidable" donner sans rien attendre en retour" chacun à le droit espérer un jour d'avoir une vie normal, de pouvoir travailler et de crée sa propre famille et un mot" être heureux", alors je ferai de mon mieux pour que ces Enfants puissent un jour sortir de cette Rue et de retrouver un sourire , une joie et une vie normal.
Ce travail est immense et difficile et cela prendra du temps pour atteindre ces objectifs, c'est un travail d'équipe, l'humanitaire c'est quoi?
" L'aide humanitaire est une façon d'aider par le biais de la solidarité(en donnant du temps) ou de la charité(en donnant de l'argent), au bénéfice de populations précaires d'un Pays. Ces populations peuvent être pauvres, sinistrées suite à une catastrophe ou prises dans une guerre." L'aide humanitaire peut ainsi prendre plusieurs formes:
-Répondre directement à des besoins
-Répondre indirectement aux besoins
"Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire"- Simone de Beauvoir
J'ai crée ce Blog dans le but d'attirait votre regard sur ce qui ce passe ailleurs dans d'autre Pays, de susciter en vous un désir de participer à une œuvre quelconque, d'être participant, de se sentir impliquer et de se dire j'ai fait quelque chose.
Notre équipe avons besoin de vous, de vos encouragements et de votre aide, faite un geste pour ces Enfants, ils vous remercieront par un sourire.
Laisser nous des messages, vous avez nos coordonnées cela nous donnera de la force et du courage et merci pour votre aide, à bientôt.
L'équipe du TABERNACLE.
21:15 Publié dans Droit au logement, Droits de l'homme / Plaidoyer, Eau / Assainissement, Education, Enfance, Environnement, Nutrition / Sécurité alimentaire, Réinsertion, Santé / Médical / Paramédical | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tabernacle, centre d'accueil, pauvrete, misere, enfants de rues
18.04.2011
Le bon combat

Combattre le bon combat voila une chose que nous avons tous à coeur de manière différente mais l'objectif reste le même, atteindre le but que l'on poursuit avec persévérance et la seule chose qui nous aide à avancer.

La majeur partie de la philosophie du monde est basée sur la tentative de l'homme à répondre à ces questions: qui suis-je, d'ou est-ce que je viens, pourquoi suis-je ici, et ou est-ce que je vais? Il y a un but, une raison d'être, une raison pour créer, une raison pour vivre, un but qui est plus grand que nous, mais nous inclut.
Quel est la chose qui me raproche de ce monde? La seul chose qui me permet d'avancer, celle qui me donne cette force d'avancer, quel est cette récompense que nous attendions tous un jour ou l'autre, la mort n'est que récompense pour avoir supporter cette vie.

"Personne n'a le droit de s'arrêter et de désespérer: il reste trop à faire." (Dorothy Day,journaliste)
"A la fin, nous sous souviendrons non pas de nos ennemis, mais des silences de nos amis."(Martin Luther King,Jr)

Peu importe les raisons ce qui compte maintenant c 'est de se dire "pourquoi pas moi" c'est un appel à combattre pour le bien de chacun, à être utile la ou nous sommes, aider les Enfants devient une priorité, une urgence .
11:59 Publié dans Droit au logement, Droits de l'homme / Plaidoyer, Eau / Assainissement, Education, Enfance, Humanitaire / Urgence / Développement, Nutrition / Sécurité alimentaire, Réinsertion, Social / Médico-social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aide humanitaire, enfants de rues, pauvrete, misere, centre d'accueil tabernacle, famine
16.04.2011
La pauvrete a Madagascar
Madagascar, un des nombreux pays en voie de développement dans le monde, est longtemps apparu comme une île riche de promesses au large de l'Afrique. Malheureusement, il est encore aujourd'hui dans un état de grande pauvreté. Selon l'échelle du développement humain mondial, Madagascar occupe le 135ème rang sur 192 pays en termes d'IDH (Indicateur du développement humain du PNUD). Pourtant, en 1960, le RNB par habitant de Madagascar était au même niveau que celui de la Corée du Sud, qui l'a évidemment bien dépassé depuis !
Causes de la pauvreté à Madagascar
Multiples sont les raisons de cette pauvreté :
- La voie socialiste originale choisie en 1972 qui constitue une des causes du retard pris par l'économie. Citons la dégradation continue des infrastructures, les freins administratifs mis au développement des entreprises et des investissements, l'insécurité foncière et juridique...
- L'inflation de la monnaie, l'Ariary, qui est due essentiellement à la détaxation de produits électroménagers, voitures utilitaires, machines industrielles... Celle-ci qui avait pour but de permettre l'essor économique du pays n'a fait que l'aggraver.
- Les crises politiques, notamment celle qui s'est déroulée en 2002 et évidement celle de cette année. La première a suscité, entre autres, la hausse des produits de première nécessité à cause de la mise en place de différents barrages bloquant les échanges avec la capitale. Quant à la crise actuelle, elle est à la source de la destruction de beaucoup d'entreprises et à la perte de plusieurs milliers d'emplois.
- Le sens de la solidarité ou le Fihavanana des Malgaches, justement vanté. Les membres d'une même famille se soutiennent fidèlement les uns les autres, parfois aux dépens de l'initiative personnelle et de l'esprit d'entreprise.
Richesse agricole et misère humaine
Comment expliquer que, dans un pays bien arrosé, où poussent de nombreuses cultures vivrières, où abondent poissons, zébus et animaux de basse-cour, où foisonnent richesses minières et forestières, 34% des enfants de moins de 5 ans souffrent d'insuffisance pondérale, 50% d'un retard de croissance modéré ou grave et près de 70% de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté?
Si vous vous hasardez à parcourir les quartiers des villes, en empruntant les transports en commun, vous apercevrez des gosses et même des grandes personnes en haillons sur une décharge publique, disputant âprement aux animaux quelques lambeaux de nourriture dénichés parmi les ordures. Et si vous allez dans les villages, vous rencontrerez inévitablement un père de famille agriculteur qui, à la période de soudure en attendant la prochaine récolte, n'a plus le moindre bol de riz à offrir à ses enfants et est obligé de s'endetter auprès de l'usurier du coin pour survivre.
Contrastes saisissants et bizarrement harmonieux
A Antananarivo, deux mondes se côtoient sans se voir, participant à la même vie urbaine apparemment calme et paisible. Tout semble dans l'ordre des choses. La capitale malgache oscille entre la plus riche opulence et la plus sombre pauvreté. Voyez cette petite fille de six ans tout au plus, qui marche avec son frère de trois ans son cadet, sales, pieds nus, déguenillés, leurs cheveux hirsutes n'ont jamais connu le peigne. Ils arpentent, sans relâche, les rues du centre ville à la recherche de la pièce. Celle que les touristes veulent bien leur donner. Une voiture passe. Un énorme 4x4 aux chromes rutilants. Au volant, un jeune en chemisette blanche arbore avec naturel le dernier cellulaire Motorola. Ils sont Malgaches et habitent la même ville
Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde. L'économie est largement basée sur l'agriculture, les exploitations minières, la pêche, et l'industrie textile. Un des produits les plus connus de Madagascar est la vanille, qui provient d'une orchidée. Il faut deux ans à une gousse de vanille pour pousser, donc elle est vendue assez cher.
Malgré le prix relativement élevé de la vanille, le Malgache moyen gagne environ 1 dollar par jour, et 70% des Malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté. Environ la moitié des enfants malgaches de moins de 5 ans souffrent de malnutrition.
Pourquoi Madagascar est-elle si pauvre ? Il y a plusieurs raisons à cela. Sous l'ancien dictateur Didier Ratsiraka, la corruption était répandue au sein du gouvernement qui volait la plupart de l'aide monétaire étrangère. Pendant la période coloniale, l'économie était limitée à l'extraction des ressources naturelles (industrie du bois, exploitation minière, pêche). Cela ne favorisait pas une croissance économique de long terme, puisque les ressources s'amenuisaient à mesure qu'elles étaient exploitées. C'est ce qu'on appelle le colonialisme économique.
De plus à cause du manque d'infrastructures (en particulier routières), les fermiers ont des difficultés à vendre leurs produits sur les marchés. La situation géographique de Madagascar, isolée du continent, accroît le coût des échanges commerciaux. Tout ce que Madagascar produit ou veut acheter aux autres pays doit être acheminé par avion ou par bateau. À cause de la médiocrité du système éducatif, il est difficile pour les jeunes Malgaches de trouver du travail en dehors du secteur agricole, et peu d'habitants de Madagascar ont accès à la technologie ou à Internet.
Enfin, les dégâts environnementaux ont réduit les rendements de l'agriculture vivrière (celle qui permet aux fermiers de manger ce qu'ils produisent). Tous ces facteurs contribuent à la pauvreté de Madagascar.
Pourtant, tout n'est pas perdu. En 2005, Madagascar a annoncé qu'elle avait trouvé de grands gisements de pétrole. Le pétrole sera donc probablement un élément clé de l'économie malgache dans les années à venir, avec l'exploitation minière, la production de pierres précieuses (Madagascar a beaucoup de saphirs), et le tourisme. L'écotourisme, une forme de tourisme qui minimise l'impact sur l'environnement, peut favoriser la croissance de l'économie tout en protégeant les espaces naturels et la faune.
18:52 Publié dans Crises / Catastrophes, Culture, Droit au logement, Droits de l'homme / Plaidoyer, Education, Enfance, Environnement, Humanitaire / Urgence / Développement, Nutrition / Sécurité alimentaire, Réinsertion, Tourisme solidaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pauvrete, misere, madagascar, enfants de rues
11.04.2011
Les travailleuses sexuelles
Les travailleuses sexuelles, des esclaves affranchies!
Paul Sophonie*
ANTANANARIVO, 17 fév. (IPS) - Le travail du sexe est pratiqué en majorité par des femmes dans tous les pays du monde. Il est plus visible dans les pays les plus pauvres. Madagascar n'échappe pas à cette règle, et elles sont des milliers de femmes à se prostituer dans les grandes villes de la Grande Ile.
Il y a une compétition féroce entre toutes ces jeunes femmes qui arpentent les rues et ruelles d’Antananarivo, la capitale malgache, chaque soir dans le but de trouver un ou plusieurs clients et gagner un peu d'argent pour acheter de quoi se nourrir et soutenir leurs familles. Si les travailleuses du sexe malgaches exercent leur métier comme tous leurs homologues ailleurs, elles ont quand même un avantage, si l’on peut parler ainsi, sur les autres: elles sont libres et ne sont pas sous la coupe d’un proxénète.
C’est le cas de Sarah qui vient de Fort Dauphin et qui vit dans une banlieue de la capitale depuis maintenant cinq ans. «Toute ma famille vit dans la pauvreté à Fort Dauphin. C'est à l'extrémité sud de Madagascar. Il faut au moins deux jours en voiture pour y arriver et le voyage coûte cher. Donc cela fait très longtemps que je n'ai pas vu mes parents. Ils pensent que j’exerce un travail respectable ici parce que je leur envoie de l'argent», déclare-t-elle.
«Initialement, c'était mon but quand je suis arrivée à Tananarive, mais je ne trouvais aucun boulot ou si j'en trouvais, c'était très mal payé, voire moins de deux dollars par jour. Une fois, j’ai rencontré un Français dans une boîte de nuit et je pensais qu'il me draguait. Finalement, j'ai atterri dans sa chambre d'hôtel et nous avons eu des relations sexuelles. Et au petit matin, je ne m’attendais pas à ce qu’il me tende 20 dollars. Sans m’en rendre compte, c’était du travail sexuel», explique Sarah.
Le lendemain, le Français l’a appelée pour lui dire que son collègue cherchait une fille pour passer du bon temps. «Au début, cela m'a surprise, mais après, je me suis dis pourquoi pas. J'ai couché avec cet autre Français. En l'espace de deux nuits, j'avais obtenu l'équivalent de ce que j'ai l'habitude de gagner en un mois. Et là, j’ai commencé à fréquenter une boîte dans le centre-ville. Elle est très fréquentée par des étrangers tous les soirs, mais il y a quand même une grande compétition entre les filles. Des fois, je rentre bredouille. Mais la plupart du temps, j'arrive à trouver un client», ajoute-t-elle.
Nirindra, 23 ans, est différente de Sarah. Originaire d’Antananarivo, elle est instruite et vient d'une famille aisée. Elle s’est retrouvée à pratiquer le travail de sexe malgré elle. C'est sa relation avec un homme qui en est la cause. «Mes parents n'avaient pas approuvé l'homme que j’avais choisi d'aimer et avec qui je me suis mariée. Je vivais bien dans ma famille. On ne manquait rien, mais quand j'ai connu cet homme, mes parents étaient furieux. Je me suis donc enfuie», dit-elle.
«Mes parents sont décédés par la suite à quelques mois d'intervalle. Entre-temps, j'ai eu deux enfants. Mais mon compagnon m'a abandonnée pour une Italienne et a émigré en Italie en me laissant seule avec les enfants. Malgré mon niveau d'éducation, je ne suis pas arrivée à trouver un emploi qui paie bien. La crise politique n’a fait qu’empirer les choses», raconte Nirindra.
Ensuite, une amie lui explique qu’il y a un moyen de se faire facilement de l’argent. «Je n’étais pas du tout d'accord, mais comme je n’avais plus de ressources et que je ne voulais pas que mes enfants en pâtissent – le propriétaire de notre maison menaçait de nous expulser – je n’avais pas le choix. Donc, j’ai commencé à faire le trottoir. J’essaie d’avoir au moins deux clients par nuit parce que je dois rétribuer une amie qui veille sur mes enfants la nuit», explique-t-elle.
«Le travail sexuel n’est pas facile. Je me suis fait violer deux fois. Je parle de viol car je n'étais pas d'accord avec certaines pratiques sexuelles que les clients me demandaient. Mais dans les deux cas, ils m’ont forcée à le faire. Une fois, je suis sortie avec un client. Il a permis à son ami d’abuser de moi. Ils étaient ivres tous les deux. Ils m'ont frappée et ne m'ont même pas payée. Ils m'ont traitée de tous les noms. Je suis restée chez moi pendant 15 jours».
«Traumatisée, j'avais peur mais après, je suis retournée sur le trottoir car je n'ai pas le choix. Je sais qu'un jour, je sortirai de cette galère et que je pourrai gagner honnêtement ma vie. Actuellement, j'économise de l'argent pour ouvrir une petite épicerie», ajoute-t-elle.
La pauvreté reste la raison première de la prostitution à Madagascar. Les prostituées malgaches restent donc libres de leur choix de vie, mais il s’agit là d’une liberté forcée, motivée par des conditions de vie difficiles, dans un pays où la crise politique, en cours depuis 2009, semble partie pour s’enliser.
*(Paul Sophonie est journaliste à Maurice et a écrit cet article pour 'Gender Links', une ONG d’Afrique australe qui lutte pour l’égalité de genre. Cet article est publié en vertu d'un accord de coopération entre Gender Links et IPS). (FIN/2011)
19:14 Publié dans Réinsertion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pauvrete, aide humanitaire, misere, antananarivo, enfants de rues
08.04.2011
le tourisme sexuel, exploitation sexuel des enfants a Madagascar

La misère est une maladie qui pousse les gens à faire tout pour avoir de l'argent. Dans des pays où la constante est la pauvreté, le tourisme sexuel affecte des centaines de milliers d'êtres humains dont une part non négligeable d'enfants. La pauvreté et les guerres sont les principaux facteurs de développement du tourisme sexuel. À Madagascar il se développe en ce moment à une vitesse vertigineuse la majorité des enfants qui traînent dans les rues se prostituent.
Des facteurs spécifiques
A Madagascar comme ailleurs, les enfants sont vulnérables à l'exploitation sexuelle. Si les facteurs sont universels, certaines spécificités malgaches peuvent également expliquer le phénomène. Dans le pays, la parole de l'enfant est souvent dévalorisée au nom d'une forte hiérarchie sociétale. L'enfant a rarement droit à la parole. De plus, les violences physiques et verbales demeurent une pratique courante dans l'exercice de la fonction parentale. Animés de leurs simples instincts de survie, les parents eux mêmes encouragent leur progéniture à aller à l'encontre de la moralité, à faire abnégation de leur enfance pour satisfaire éphémèrement les besoins vitaux... manger un peu, se laver avec une savonnette parfumée, se vêtir.
Dans de nombreuses régions, l'enfant n'est plus considéré en tant que tel dès lors qu'il parvient à la puberté. Les parents cessent alors de lui assurer la protection correspondant à leur âge. L'enfant est incité à prendre son indépendance (économique, familiale, etc.). Pourtant tout être dont l'âge est inférieur à 18 ans est un enfant, et a droit à ce titre à une protection particulière.
Certaines coutumes peuvent aussi être des portes d'entrée vers l'exploitation sexuelle des enfants. Par exemple, dans certaines régions du Sud du pays existe encore le « marché aux filles », où des hommes viennent choisir une compagne. La jeune fille n'est pas forcément consentante, et s'il y a remise à la famille d'une somme d'argent ou de biens, il s'agit alors bien là d'une forme d'exploitation sexuelle à des fins commerciales. En outre, la sexualité est particulièrement précoce dans certaines cultures locales.
Le mirage du « vazaha » (« l'étranger » en malgache) est également très fort dans certaines régions, côtières en particulier. Se marier avec un étranger serait une chance, et les jeunes filles multiplient alors les rencontres avec les touristes - parfois poussées par leurs parents -, dans l'espoir d'une relation durable et, pourquoi pas, d'une installation en Europe.
Nature et ampleur du phénomène
Il est difficile de mesurer l'ampleur du phénomène d'exploitation sexuelle des enfants à Madagascar en raison du manque de données qualitatives et quantitatives. Si quelques étude de qualité existent, elles sont trop peu nombreuses et ne traitent pas de toutes les formes d'exploitation sexuelle ni ne couvrent la totalité du territoire. On sait toutefois que l'ESE touche tout le pays, et que la prostitution des enfants est particulièrement présente dans les zones urbaines, les villages côtiers et les sites d'exploitation minière.
Le phénomène de tourisme sexuel impliquant les enfants s'est amplifié dans les villes du littoral avec le développement récent du tourisme.
Les violences sexuelles intrafamiliales restent cependant le phénomène le plus répandu. Cela est renforcé par le tabou autour de la sexualité.
Tandis que les trafics d'enfants ou la vente d'enfants à des fins d'exploitation sexuelle sont encore peu développés, on constate, néanmoins, des mouvements internes de jeunes filles qui se déplacent en masse pour l'arrivée d'un bateau, l'ouverture d'un chantier, l'arrivée de militaires... Même si des proxénètes facilitent ces déplacements, il est encore difficile d'affirmer que ces mouvements entrent dans le cadre de trafics très organisés.
Les abuseurs sont majoritairement des nationaux, mais une demande grandissante vient de touristes sexuels. On trouve encore peu de garçons dans la prostitution, mais on sait que cela existe. Cela est beaucoup plus discret car l'homosexualité est taboue à Madagascar. On peut, par ailleurs, constater un réel problème d'exploitation sexuelle des enfants en situation de rue par des enfants plus âgés. Dans ce cas, ce sont essentiellement des garçons qui sont victimes.
Le cas des enfants domestiques abusés par leurs employeurs est aussi très fréquent.
Antananarivo enregistre actuellement un taux alarmant de chômage dont 483.000 chômeurs et 3 millions de sous employés. C'est dire à quel point la pauvreté dans notre pays a confortablement ancré ses racines. Les premières victimes de cette précarité sont les jeunes puisqu'ils constituent la majeure partie de la population malgache. C'est un constat que beaucoup ont déjà fait, l'écart entre les riches et les pauvres s'est agrandi et a ouvert la porte à toutes les convoitises, les tentations à des fins alimentaires.
19:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : misere et enfant, tourisme sexuel
02.04.2011
Des enfants à sauver des pires formes du travail des enfants
Le travail des enfants une situation « plus dure qu’avant la crise »
Selon une étude qui a porté sur un échantillon de 47.000 élèves dans trois grandes villes de la Grande Ile, la capitale Antananarivo, Ambositra et Fianarantsoa, de plus en plus d'enfants combinent le travail et l'école. "La plupart des enfants dans les écoles publiques travaillent avant ou après l’école pour gagner de l’argent, pour acheter leurs livres, et pour le donner à leurs parents", confie Norotiana Randimbiarison, présidente du syndicat des professionnels diplômés en travail social (SPDTS), qui s'exprime sur le journal en ligne Malango-actualité.com. "Les enfants arrivent à l’école en retard, sont fatigués et incapables de se concentrer".
Les aides de la communauté internationale ont fortement diminué. Selon le FMI (Fonds monétaire international), "La crise, tant au niveau politique qu’économique, accélère l’érosion des services essentiels dans l’ensemble du secteur social, et l’impact sur les enfants est sévère", affirme Bruno Maes, le représentant de Madagascar pour le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). "Nous voyons une baisse minimum de 20 à 30% dans le budget pour l’éducation ; il en résulte que les fonds et le matériel n’arrivent pas dans les écoles. Le second impact de la crise est une vulnérabilité accrue des familles déjà pauvres, ce qui signifie que plus d’enfants doivent travailler".

A Tuléar, dans le Sud de Madagascar, 2 000 enfants dont 600 filles doivent être sauvés des pires formes du travail des enfants. En général, 600 enfants devraient être retirés du travail dans les mines et des exploitations sexuelle des enfants à des fins commerciales et 900 des travaux dans les salines, dans le secteur de la pêche et des travaux informels urbains et ruraux. Par ailleurs, environ 500 filles de 12 à 18 ans devraient être retirées des exploitations sexuelles des enfants à des fins commerciales dans la ville de Toliara.
Déscolarisation prématurée : Beaucoup d'enfants quittent prématurément l'école pour subvenir aux besoins de la famille.
Le cas de Toky, un jeune garçon âgé de 14 ans, un paquet de journaux à la main, confirme cette hypothèse, profitant des embouteillages. “J'ai dû quitter prématurément l'école à l'âge de sept ans, alors que j'étais en 10ème, pour aider ma mère à subvenir à nos besoins”, se désole-t-il. “Au début, j'ai pu gagner de l'argent à travers des petits boulots, entre autres laver les voitures, garder des parkings dans la journée, porter les marchandises au marché, vendre des gadgets... Mais comme ces activités ne rapportent pas assez, je suis devenu crieur de journaux”, continue Toky.Les zones urbaines sont les plus touchées par le travail des enfants. “21% des garçons et 14% des filles issus des zones urbaines travaillent à plein temps”. En milieu rural, 18% des garçons et 9% des filles assujettis au travail ne sont pas scolarisés.



