26.01.2012
Prostitution indirecte de filles mineures
113 sur 166 jeunes filles âgées entre 14 et 17 ans sont sorties de la prostitution d'après les chiffres du Projet Kilonga qui s'occupe depuis 2008 du combat contre le travail des enfants à travers l'éducation. Un projet qui est mis en œuvre par l'ONG internationale Pact Madagascar et l'ONG nationale Sehatra Ivoaran'ny vehivavy (Sive) sous le financement américain Usdol.
D'après les enquêtes du projet, ces jeunes filles mineures ne vont plus à l'école et se prostituent indirectement pour satisfaire leur besoin. « On a des comités qui identifient ces jeunes filles. Après une visite chez elles, parfois elles avouent avoir une relation en contrepartie de choses matérielles pour la plupart », explique Nantenaina Ranjatotsialonina, coordonateur régional Analamanga du Projet Kilonga qui organise la lutte contre le travail des enfants, pendant cette semaine. Sur ces 166 jeunes filles prostituées, 53 sont déjà protégées par le centre en retournant à l'école ou en apprenant un métier. « On a un partenariat avec des écoles privées et publiques qui s'occupent de l'éducation de ces enfants. Pour ceux qui ont déjà travaillé, elles peuvent apprendre un métier », poursuit-il. Actuellement, le projet compte 1 167 enfants dont 681 suivent une formation professionnelle. Elles sont issues surtout de familles défavorisées.
http://lexpress.haisoft.mg/analamanga-madagascar/24434-prostitution-indirecte-de-filles-mineures.html
10:35 Publié dans Droits de l'homme / Plaidoyer, Enfance, Humanitaire / Urgence / Développement, Réinsertion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2012
Mois de l’enfance à Madagascar :
protection des enfants contre la violence
Actualité
Vendredi, 17 Juin 2011 04:54
Pour ce mois de l’enfance juin 2011, le Ministère de la Population a choisi comme thème : « Agir ensemble pour protéger les enfants contre la violence». A Antsiranana, de nombreuses activités sont organisées du 09 au 29 juin.
La Direction Régionale de la Population prévoit donc de sensibiliser trois quartiers : Lazaret Nord, Tanambao V et Ambalavola. L’objectif est de mettre les parents face à leur responsabilité et les soutenir pour qu’ils jouent effectivement leur rôle dans la protection des droits des enfants. Cela relève de la Politique Nationale de Protection Sociale.
A Madagascar, il est souvent difficile de connaître où s’arrête la correction et où débute la violence. L’entourage et la société ne sont pas du tout choqués de voir un enfant recevant des coups de ses parents. En effet, dans l’éducation des enfants, les parents malgaches appliquent bien le : « Zanaka tiana tsy hitsitsiana rantsan-kazo », cela signifie que les parents qui aiment vraiment leur enfant ne doivent pas hésiter à le corriger en le frappant. Et cela n’a rien à voir avec les fessées que les occidentaux donnent à leurs enfants. Traditionnellement, les malgaches utilisent une branche. En ce moment, les enfants ont surtout peur de la ceinture. Mais comme donner des coups est de la violence envers l’enfant, pouvons-nous dire que cette tradition devrait disparaître ? Quelle en serait la conséquence pour la société ?
Jean-André T. se souvient de son enfance quand nous lui avons posé les questions : « Un jour, j’ai volé 100 Ar dans le sac de ma mère. Je ne sais pas comment mon père a su que c’était moi. Il m’a frappé avec une branche de manguier, je m’en souviendrai toute ma vie. Mes pieds me faisaient mal pendant deux jours.» Puis il a expliqué : « tout en me frappant il m’a dit qu’aujourd’hui je vole 100 Ar, demain je volerai 1000 et plus grand je finirai en prison. C’est grâce à lui et ses branches de manguier que je suis comme je suis maintenant. Certes, je ne suis pas parfait, mais je n’ai pas honte de ce que je suis devenu. »
Elianà R. se souvient elle aussi, mais les conséquences pour elle, ont été plutôt négatives : « Ma mère et mon père nous frappaient, moi et mes sœurs parce qu’ils étaient en colère. Ils nous frappaient avec ce qui leur tombaient sous la main, ils ne nous expliquaient pas nos fautes, ils ne nous écoutaient pas, ils ne nous ont jamais comprises. Pour conclure, je peux dire qu’ils nous frappaient pour rien, ils nous faisaient juste mal. »
Les avis se diversifient, des personnes comme Jean-André pensent qu’il ne faudrait pas empêcher les parents, dès qu’il s’agit de correction : « Rares sont les enfants qui sont traumatisés parce que leurs parents les ont frappés avec une branche ou une ceinture. Là je ne parle pas des parents qui vont trop loin et qui saignent leurs enfants quand même. » Tandis que d’autres disent que frapper ses enfants ne résout rien du tout, et que seul le dialogue compte.
Mais la violence envers l’enfant ne se résume pas aux coups et à la torture. Elle n’est pas seulement physique, la violence peut aussi être morale. Ainsi manquer aux droits des enfants est déjà de la violence : ne pas les nourrir, les vêtir par exemple.
Cela fait deux mois maintenant que le 147 est opérationnel. Il s’agit d’un numéro vert qui recueille les dénonciations relatives à la violence envers l’enfant.
09:06 Publié dans Droit au logement, Droits de l'homme / Plaidoyer, Education, Enfance, Réinsertion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



